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ABCÈS PLANTAIRE

Il s'agit d'une affection locale survenant sous la patte avec formation d'un abcès, il survient d'abord une enflure, puis une rougeur et enfin, la présence de pus. L'abcès peut s'ouvrir spontanément.
Cet accident peut avoir pour cause une blessure dû à la présence de matériaux sur le sol tels que silex; épines, grillage, clous etc... mais aussi des blessures infligées par l'arme adverse lors des combats, il appartiendra donc au soigneur de vérifier la plante des pattes du gladiateur après l'affrontement, pour s'assurer que celle-ci n'est pas atteinte afin, le cas échéant, d'agir immédiatement pour éviter toute infection. Un grand nombre d'abcès plantaires chez le Grand Combattant du Nord provient de blessures d'armes non soignées ou négligées. Le nettoyage de la plante des pattes du coq au retour du gallodrome doit être systématique, cela ne prend que quelques secondes et évite bien des problèmes d'infection.

TRAITEMENT

Le traitement de l'abcès consiste à l'inciser et à désinfecter la plaie. Personnellement j'utilise un désinfectant ordinaire, genre Mercryl ou Alcool modifiée, puis j'applique à l'intérieur de l'incision la pommade Sepvamicine recouverte d'un léger pansement que je renouvelle tous les jours. Au bout d'une semaine de ce traitement la plante est pratiquement guerrie. Sur les blessures d'arme, sur le corps du coq, j'utilise aussi la pommade Sepvamicine, c'est à mon avis, un très bon produit, relativement bon marché.

PREVENTION

Un bon principe de prévention des abcès plantaires, consiste à placer près des abreuvoirs un récipient peu profond mais assez large, garni en son fond d'une moquette imbibée d'eau javellisée. En s'abreuvant les animaux doivent poser les pattes dans ce récipient se désinfectant les pattes par la même occasion.C'est une excellente prévention, peu onéreuse et très efficace. Attention toutefois à ne pas mettre trop d'eau javellisée, car les volailles pourraient s'en abreuver, et l'eau de javel pourrait se révéler néfaste à la santé du coq mais aurait aussi pour conséquence d'arrêter la ponte des poules.

LE PICAGE
Le picage touche des sujets de tout âge et peut se classer en trois catégories

1- Le picage par énervement

Il s'observe lors de conditions particulières : Surpeuplement, chaleur excessive, poussières, lumière excessive, bruits, tri, captures pour interventions thérapeutiques ou autres...
Il suffit bien souvent, dans ce cas de picage d'énervement, d'éviter l'administration de vitamines, puisque ces dernières sont stimulantes, mais de donner au contraire un sédatif qui calmera les animaux.
La confection de bottes de verdure suspendues à 60 ou 70 cms du sol, permet de fatiguer naturellement les animaux qui les consomment après sauts. De plus cette activité les occupent et de ce fait pensent moins à se piquer.
Il faut également remédier aux causes déclenchantes présumées, en assombrissant les locaux d'élevage et en diminuant la densité des sujets.

2 - Le picage par carence

La carence en protéines est fréquente chez les poules élevées en espace clos qui ne peuvent compenser l'alimentation à base de céréales, pauvre on protéines, par la consommation de proies vivantes ou de verdure.
Bien souvent, l'aliment "spécial pondeuses" convient parfaitement à cette situation de manque, et, une distribution représentant la quasi-totalité de la ration stoppe le picage. Si après 5 jours le picage persiste, il faudra alors agir plus énergiquement en appliquant sur le plumage un produit genre "antipick".
Si la sélection d'élevage impose ou implique un regroupement des poules, on peut alors procéder à la pose de lunettes ou plus radicalement au débecquage.

3 - Le picage des pondeuses

Dans le cas des pondeuses, le terme de "cannibalisme"est plus approprié : lors de la ponte, la dernière partie de l'oviducte s'évagine partiellement pour accompagner l'oeuf et revient en place graduellement, la poule restant souvent au nid pendant le temps necessaire. Si les nids sont en nombre insuffisant, la poule qui vient de pondre peut en être chassée par une autre qui veut pondre et se retrouver en pleine lumière avant que l'oviducte n'ait repris sa place, ce qui causera l'attaque des autres poules pouvant aller jusqu'a l'évicèration complète. Dans ce cas il faut augmenter le nombre de nids et obscurcir la partie du poulailler où se trouvent les pondoirs. La ponte doit toujours s'effectuer dans un endroit sombre.

Dans tous les cas, une surveillance sans relache de l'élevage doit avertir le soigneur du danger du picage et l'inciter à prendre des mesures aussi radicales qu'appropriées pour éviter une généralisation du phénomène pouvant entrainer une mortalité regrettable et souvent couteuse.

Jean Louis Hoyez

 

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