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IMMUNITE MATERNELLE ET IMMUNITE ACQUISE

Une poule résistante aux virus du milieu où elle vit a fabriquée des anticorps présents dans son sang, qu’elle transmet à ses poussins dès l’embryon de l’œuf.

Les poussins qui éclosent sont ainsi protégés spécifiquement contre les agents pathogènes présents et pourront, en 2 ou 3 semaines, remplacer cette immunité passive par une immunité active.

Cet avantage n’existe pas pour les poussins venant de l’extérieur, qui n’ont eu aucun contact avec le milieu contaminé où on les introduit et cela peut poser rapidement de graves problèmes, particulièrement lors de coccidioses.

L ‘IMMUNITE

Chaque espèce de coccidie développe, chez l’oiseau, une immunité qui le protège contre toute nouvelle atteinte: cette immunité se produit naturellement quand l’animal est soumis à des contaminations faibles et successives, ou artificiellement quand, soumis à une contamination forte ayant entraînée la maladie, il est guerri par un traitement.

L’immunité naturelle s’installe, sans symptôme maladif, lorsque l’augmentation de l’infestation du sol ou de la litière est lente. Cela est réalisé si la température est basse et l’humidité faible, ou si la densité des oiseaux est très faible; quand l’infestation atteint un seuil dangereux, l’immunité a eu le temps de s’établir.

Au contraire, si les ookystes présents sur le sol, sporulent à la faveur de la chaleur et de l’humidité, l’infestation atteint brutalement un seuil critique alors que l’immunité ne s’est pas suffisamment développée; la coccidiose clinique se produit!

Cette coccidiose déclarée sous forme grave, se produit également lorsque les poulets, protégés par des traitements préventifs ou nourris avec des aliments contenant des anti-coccidiens, sont incorporés dans un milieu fortement contaminé et privés de leur précédente protection; c’est le cas des poussins démarrés introduit dans une basse-cour.

PREVENTION DES COCCIDIOSES

elle se pratique en continu avec des coccidiastiques introduit dans les aliments; ces aliments supplémentés assurent une protection efficace lorsqu’ils sont utilisés à la dose indiquée. Toute réduction de la consommation d’aliment entraîne une réduction de la dose de coccidiastique absorbé et cause des problèmes.

En effet, une maladie, respiratoire, par exemple, peut réduire la consommation de l’aliment supplémenté de 30 %, cela est suffisant pour qu’une coccidiose se développe, tout comme en élevage fermier ou amateur, lorsque l’éleveur complète l’aliment avec des céréales. La prudence impose donc d’effectuer, lors de l’arrivée de nouveaux sujets, dès le début du 4ème jour suivant cette introduction, un traitement préventif.

MALADIE RESPIRATOIRE CHRONIQUE

Les problèmes respiratoires les plus fréquents, chez nos Combattants comme chez tous les gallinacés, sont dus à un mycoplasme (bactérie) qui peut rester en “sommeil“, sans causer de troubles.

Ceux-ci apparaissent à la suite d’influences néfastes telle qu’une mauvaise aération, l’humidité, le froid, les manipulations, l’inhalation de poussières véhiculant des collibacilles pathogènes de provenance intestinale et présents dans la litière, les agressions virales qui fragilisent l’organisme. Le mycoplasme seul, cause des troubles respiratoires à évolution lente et de gravité, en général, modérée.

Chez certains sujets, on peut observer des lésions oculaires avec enflure sous l’œil et même un véritable abcès entièrement purulent.

Plus fréquemment, les troubles respiratoires modérés, avec ronflements, s’accompagnent d’écoulements nasaux, d’éternuements, de larmoiements; les malades mangent moins, maigrissent, la ponte chute.

En cas de Maladie de Newcastle ou de bronchite infectieuse, l’extension est bien plus rapide (24 à 48 heures) et la totalité de l’effectif est atteinte et en cas de syngamiose, les étouffements sont bien plus violents.

La sous-consommation d’aliments, lorsqu’il s’agit d’aliments supplémentés en anti-coccidien, peut entraîner l’apparition simultanée de la coccidiose.

LES LIAISONS

Les lésions internes peuvent se limiter à la présence de mucosités abondantes dans la trachée et à quelques lésions purulentes des sacs aériens. L’intervention de colibacilles pathogènes peut causer des complications mortelles avec lésions purulentes des sacs aériens sous forme de masses dures caeceuses blanc-jaunâtre, de la péricardite ( cœur recouvert d’un enduit blanc-jaunâtre), de la périhépatite ( foie recouvert d’une peau jaunâtre) plus rarement.

LA TRANSMISSION

Elle est héréditaire: la transmission du mycoplasme se fait par l’œuf à partir de poules porteuses du germe; le poussin contaminé, élevé dans d’excellentes conditions, ne développera pas la maladie.

La contagion se produit aussi entre sujets d’un même lot, par contact (expectoration). L’infection ne persiste que peu de temps dans un local vidé de ses oiseaux.

TRAITEMENT

Préventivement : Pour “nettoyer” l’élevage des mycoplasmes présents et éviter ainsi de futurs problèmes, utiliser Erythromycine 5% en poudre à raison d’une cuillerée à café par litre d’eau de boisson, pendant trois jours, dès la naissance; pendant 2 jours dès la troisième semaine; pendant 2 jours dès la sixième semaine.

Cette administration de 2 jours est également conseillée 2 à 3 jours après les vaccinations contre la Maladie de Newcastle ou la bronchite infectieuse.

Le même schéma préventif peut être suivi avec succès sur des petits effectifs, (70 à 80 poussins), avec l’anti-coryza des Ets Moureau, dans l’eau de boisson, à raison de 2 cuillerées à café par litre d’eau.

L’administration d’hydrosol polyvitaminé durant les périodes à risques, une fois par semaine, permet de façon générale, de renforcer l’organisme et de développer la résistance aux problèmes respiratoires.

Curativement : Utiliser Erythromycine 5% 1 cuillère à café par litre d’eau de boisson pendant 3 jours. Pour une utilisation curative sur un effectif d’environ une quinzaine de poules, on peut utiliser avec succès l’anti-coryza à raison de 2 cuillerées à café par litre d’eau de boisson pendant 2 à 7 jours, selon l’importance de la contamination.

LE CORYZA INFECTIEUX

Cette maladie respiratoire est due à une bactérie et peut coexister avec la maladie respiratoire chronique. Elle provoque un écoulement nasal, une enflure de la tête, un abcès à l’œil, des éternuements et une mortalité généralement faible. Ces symptômes sont voisins de ceux de la Maladie Respiratoire Chronique, mais le diagnostic différentiel n’a pas d’importance puisque le traitement du Coryza Infectieux nécessite les même médicaments que celui de la Maladie Respiratoire Chronique.

Jean Louis Hoyez

 

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